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Penséesrésonnantes-Bayo2

Les Échos de souvenirs sont un des nombreux recueils récupérables dans Bayonetta 3, succédant aux carnets d'Antonio et aux pensées résonnantes des deux premiers jeux. Ces carnets contiennent le souvenir d'un homologue des personnages de Bayonetta, ou d'un personnage lamba dans leur monde parallèle du Multivers.

Il y a en tout 25 carnets à collecter au fil des chapitres.

Emplacement des carnets[]

Chapitre 1 - En quête de réponses[]

  • L'île entre les mondes (1) : Après le Verset 1 / 2, brisez la tourelle à droite sur le plateau et récupérez le carnet à l’intérieur.
  • Compétition de bowling : Après le Verset 7, suivez la ruelle à droite et assommez le Congestus. Utilisez-le ensuite pour réarranger les débris du bowling comme un escalier vers le toit du bâtiment.
  • L'étrange prospectus : Après le Verset 12, ramassez le carnet dans le coin en haut à gauche de la zone.

Chapitre 2 - La ville en feu[]

  • Pendant le Verset 7, bifurquez à gauche au lieu de continuer vers les grands immeubles d’en face. Le carnet se trouve dans le tunnel sur la gauche.

Chapitre 3 - Pêche d'enfer[]

  • Après le Verset 2, trouvez le carnet tout au fond de la rue à côté du Niflheim.
  • Après le Verset 5, assommez le Congestus à droite de la zone, puis réarrangez les débris du pont pour qu’ils forment un escalier vers le carnet.

Intermède 1 - L'ombre écarlate[]

  • Mission secrète : Dans la zone aquatique, tout en haut à gauche.
  • Conspiration : Dans la zone aquatique, empruntez la conduite d'eau secrète tout en bas à gauche. Le carnet se trouve au bout du passage secret.

Chapitre 4 - Un monde à part[]

  • Après le Verset 1, sur la rive d’en face, au haut de l’arbre qui enveloppe la tourelle à droite.
  • Après le Verset 2, sur le toit directement à droite de la sortie.
  • Après le Verset 5, brisez le cube sur la tour à droite de la plateforme principale et rejoignez le carnet à l’aide des plateformes qui apparaissent.
  • Le pays froid et obscur : Après le Verset 6, dans la zone où Gouon doit renverser les Humilis à nouveau, montez sur la tour dans le coin inférieur gauche.

Intermède 2 - L'assaut écarlate[]

  • Le dernier ordre : Dans la première partie du hangar, sur le chemin, juste à côté du container suspendu.

Chapitre 7 - Sables brûlants[]

  • Dès le début du chapitre, partez à droite et sautez sur les rochers jusqu’à trouver un autel en pierre où est posé le premier carnet.
  • Après le Verset 5, dans la zone de la rivière de sable, rejoignez la zone surélevée à droite de la zone en passant derrière les trois cascades au nord, puis en sautant sur les rochers de la falaise. Une fois en haut, brisez le cube et suivez le chemin de plateformes de gauche pour récupérer le carnet.

Chapitre 8 - Le chant de la grenouille[]

  • Après le Verset 3, brisez le cube à côté des bâtiments de la zone, puis utilisez les plateformes qui apparaissent pour rejoindre le carnet.
  • Après le Verset 4, empruntez la première porte à gauche dès que vous entrez dans le temple souterrain.

Chapitre 9 - Apprendre à voler[]

  • Après le Verset 1, derrière la cascade à droite.
  • Après le Verset 5, dans la grande salle avec les moulins, récupérez le carnet dans un petit fossé à droite de la pièce.
  • Après le Verset 7, à droite de la salle des poids.

Chapitre 10 - Dans l'ombre de la nuit[]

  • Après le Verset 2, brisez le mur de la première tour à droite, puis montez sur la plateforme jusqu’au sommet. Le carnet s’y trouve.
  • Après le Verset 2, montez sur la butte à gauche de la zone, suivez son tracé, puis récupérez le carnet sur l’autel en pierre.
  • L'âme perdue : Après le Verset 7, juste avant l’Arc de Triomphe, en bas d’un petit escalier sur le trottoir de gauche.

Chapitre 12 - Au bout de la folie[]

  • Après le Verset 4 / 5, à gauche de l’arche menant plus loin (là où se trouve le gramophone des Portes de l'Enfer), récupérez le carnet derrière le débris.

Liste des Échos de souvenirs[]

L'île entre les mondes (1)[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Plusieurs bateaux de petite taille sont rassemblés autour d'un rocher affleurant la surface de l'océan. Debout sur la plus pette des embarcations, un homme visiblement ému s'apprête à s'adresser à ses compagnons.

« Alors même que les Yeux qui voient tout ignoraient l'emplacement de ce lieu, nous sommes parvenus à le trouver ! Les bribes d'informations rassemblées durant toutes ces années ont fini par nous conduire en ce lieu, je peu vous affirmer que ce que nous cherchons se trouve ici, dans le ciel au-dessus de nos têtes ! Au travail, mes amis ! Érigeons sur ce rocher une montagne avec laquelle nous atteindrons les cieux ainsi que le but que nous nous sommes fixé ! »

Une clameur pleine d'enthousiasme s'élève de l'assistance en réponse à ces paroles.

Alors que l'ardeur insufflée par les paroles de l'homme commence à te gagner, l'image disparaît de ton esprit. »


L'île entre les mondes (2)[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Au beau milieu d'un vaste océan, une gigantesque structure se détache, dominant les environs. À son sommet, une femme contemple les flots d'un air détendu, une bouteille à la main.

« Lorsque nous sommes arrivés ici avec les Lumens, seul un rocher crevait la surface de l'eau, mais contemplez la vue fantastique que nous avons aujourd'hui ! Je n'aurais jamais pensé participer à un ouvrage aussi monumental, même pour atteindre cette singularité au milieu des cieux. On pourrait croire qu'il suffit d'enfourcher un démon de l'Enfer et de voler jusqu'à elle, mais il paraît que ce n'est pas aussi simple. Son contrôle demanderait un parfait équilibre entre l'Ombre et la Lumière.

Qui suis-je pour dire qu'il en va autrement ? Quoi qu'il en soit, il ne nous a fallu qu'un an pour terminer le premier étage. Dans quatre ans, c'est toute la structure qui sera achevée. Quoiqu'en y réfléchissant... deux ans devraient suffire. Ces collets montés de sages vont devoir s'accrocher ! »

Tout en se mettant à rire de bon cœur, la femme jette sa bouteille dans l'océan.

Alors que la satisfaction d'avoir un nouveau défi à relever commence à te gagner, l'image disparaît de ton esprit. »


L'île entre les mondes (3)[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Une gigantesque île artificielle s'élève haut dans le ciel, au-dessus de la surface de l'océan. Dans un coin de l'île, un homme contemple un étrange dispositif, les yeux plissés.

« Cela fait deux ans et huit mois que nous sommes arrivés ici, mais aujourd'hui, l'île de Thulé a enfin sa raison d'être. Aujourd'hui, nous avons le contrôle de la singularité. Les fluctuations créées par la rotation des cinq rouages provoquent une distorsion dimensionnelle qui ouvre un portail vers Ginnungagap, l'abîme entre les mondes. De plus, nous avons découvert qu'en ajustant des fluctuations, il devient possible de choisir son monde de destination. C'est un résultat inespéré. Le dispositif que nous avons mis au point avec les sorcières de l'Umbra est parfait.

Aussi longtemps que nous agirons ensemble, nous n'aurons rien à craindre. Il y eut bien des souffrances et de nombreux sacrifices, mais nous poursuivons notre œuvre commune et dévoilerons les mystères du monde du Chaos. Nos sacrifices n'auront pas été vains. Un avenir glorieux nous attend ! »

Alors qu'un sentiment d'accomplissement et d'espoir commence à te gagner, l'image disparaît de ton esprit. »


La clé du succès[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Un homme consterné se tient la tête entre les mains. Quatre armes aux étranges formes sont étalées devant lui. L'homme ramasse l'une des armes et se met à geindre.

« C'est pas vrai, qu'est-ce qui m'a pris ! Qu'est-ce que je vais faire de cette épée ? C'est bien la forme que j'avais en tête, mais c'est pas ça qui va en faire une bonne arme... Et pourquoi j'en ai fait quatre ?! C'est pas juste. J'étais sûr de mon idée, mais il y a clairement un truc qui cloche... RAAAH ! C'est pas le moment de me chercher des excuses ! D'accord, le maître m'a toujours dit de suivre mon cœur... mais si je fais que gaspiller ses matériaux, il va finir par m'étriper ! Ou même me renvoyer ! Ou carrément... m'exécuter ?!

Bon, du calme. C'est le moment de trouver une excuse. Une BONNE excuse. Allez, réfléchis, réfléchis... Gnnnnhhhhhhh... Ah ! Je sais ! Avec tous ces angles... c'est pas une épée, c'est une clé ! Une clé pour protéger quelque chose de très important ! Maintenant que j'ai une clé, il me faut une serrure. Si j'utilise la barrière magique qu'on m'a apprise, je suis sûr de pouvoir arranger quelque chose. »

Tout en poussant des cris d'excitation, l'homme commence à dérouler un parchemin et à lancer le sort qui lui permettra de créer la barrière dont il compte se servir pour sa serrure.

Alors qu'une barrière magique commence à tournoyer autour de ta tête, l'image disparaît de ton esprit. »


Le golem scellé[]

« Alors que tu saisis l'antique parchemin, celui-ci réagit à la magie et des mots depuis longtemps effacés deviennent à nouveau lisibles...

« C'est du royaume des dieux qu'est venu l'avatar du désastre. Nous dûmes subir sa rage durant trois jours et trois nuits avant que les forces combinées de l'Umbra et des Lumens ne parviennent à l'endiguer. Malheureusement, son incommensurable puissance ne nous permit pas de le détruire. Afin qu'à jamais il demeure en sommeil, nous prélevâmes son cœur et le dissimulâmes dans les profondeurs de l'île, là où nul ne devrait jamais se rendre.

Une partie du métal recouvrant son cœur fut gardée pour que nos savants puissent l'étudier. Nous fondîmes et façonnâmes le reste pour en faire un médaillon. Nous brisâmes enfin ce médaillon en quatre, et chaque morceau fut confié à l'un de nos plus puissants guerriers afin que jamais l'original ne puisse être reconstitué. Prions à présent pour que rien ne vienne plus ébranler la paix sur notre île. »

Tandis que tu lis ses derniers mots, le message s'estompe jusqu'à disparaître totalement. »


L'Abîme du Chaos[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Avec une précision dans les gestes que seule l'habitude peut apporter, un jeune homme s'affaire devant un impressionnant dispositif. Alors que celui-ci s'active, il essuie la sueur qui coule sur son front, un sourire soulagé sur le visage.

« Le rouage a atteint sa stabilité opérationnelle. Tout indique que le 57e transfert dimensionnel est lui aussi un succès ! Mais peu importe le nombre de succès, je crois que je ne m'y habituerai jamais. Même si nous maintenons le portail ouvert, pouvoir revenir de cet abîme me semble toujours tenir du miracle. J'ai confiance en notre dispositif, mais je mentirais si je prétendais être parfaitement serein. Après tout, je voyage seul à la recherche de quelque chose que même les Yeux ne peuvent trouver. Seul un fou n'éprouverait aucune anxiété.

Mais ce n'est pas le moment de me plaindre. Chaque minute compte. Pour comprendre comment le monde du Chaos est divisé en d'innombrables mondes parallèles, je dois faire preuve de minutie et de patience dans mes recherches. À présent, voyons quel monde nous attend de l'autre côté de cette lumière-ci... »

L'homme s'éloigne rapidement avant de disparaître dans la lumière.

Alors que tu commences à éprouver une certaine curiosité teintée d'appréhension, l'image disparaît de ton esprit. »


Le pays froid et obscur[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Dans une obscurité quasi totale, un homme avance avec prudence. Malgré son attention de chaque instant, il ne remarque pas une pierre sur laquelle il trébuche, perdant son équilibre en même temps que sa contenance. Se relevant dans le plus grand calme, il chasse la poussière de ses vêtements, le visage pensif.

« Je n'aime pas cet endroit... et je n'ai aucune idée d'où je suis. Quelle poisse... Je voulais juste regarder cet étrange portail de plus près, mais bien sûr, il a fallu que je le touche... Des fois, mon imprudence et mon maque de bol me surprennent moi-même... À première vue, on dirait une couche encore plus profonde que Ginnungagap... mais ce n'est pas le moment d'écrire une thèse sur ce trou perdu.

Je ne suis pas seul, pas vrai ? C'est à vous que je parle, les démons ! Et si je ne m'occupe pas de votre cas, je ne pourai pas rentrer avec mon rapport ! Ô Créateur, accorde ta pitié à ces malheureux et accepte de les guider après que je les ai libérés de leurs chaînes matérielles ! Oh, et puis... fais en sorte que la porte de chez moi soit bien fermée ! Préparez-vous ! Moi, je suis prêt ! »

L'homme, trébuchant encore çà et là, se dirige vers la horde de démons qui s'approche.

Alors qu'un mélange de peur et de fureur commence à te gagner, l'image disparaît de ton esprit. »


Compétition de bowling[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Debout dans une ruelle, une sorcière attend les bras croisés en surveillant la rue du coin de l'œil. Elle jette un regard à sa montre et sourit d'un air satisfait.

« C'est aujourd'hui que vous réglons nos comptes. Je vais apprendre à cette fichue sorcière qui contrôle vraiment les rues de Shibuya ! D'abord le marathon de chansons au karaoké, puis le concours de la plus grosse mangeuse de sushis, sans oublier la course sur le passage piéton à l'heure de pointe... Match nul à chaque fois. Mais aujourd'hui, ce sera différent.

Aujourd'hui, il est question de bowling ! Elle l'ignore, mais elle n'aurait jamais dû choisir d'affronter la reine du split de Sasazuka en personne sur ce terrain ! Elle ne pourra s'en prendre qu'à elle-même après avoir reconnu sa défaite ! Mais pour l'heure... elle est en retard. Et ce n'est pas son genre... elle a même tendance à être insupportablement ponctuelle quand elle croit pouvoir me donner une leçon... »

À ce moment, un vacarme assourdissant remplit tout l'espace tandis qu'une avalanche de gravats se met à tomber. Un instant après, les gravats se mettent à bouger au ralenti...

Alors qu'une sensation que les sorcières de l'Umbra ne connaissent que trop bien commence à te submerger, l'image disparaît de ton esprit. »


La mélodie évanescente[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Un jeune homme portant un imposant sac à dos marche dans la rue, jetant des coups d'œil à travers les fenêtres alignées de part et d'autre d'un air amusé.

« Qu'y a-t-il de mieux que de prendre les routes les moins fréquentées, surtout à cette heure ? Les magasins sont encore fermés, les passants encore rares. C'est un des grands plaisirs de la vie. Et si je m'enfonçais un peu plus dans les ruelles... Hmm ? D'où vient cette musique ? Ce n'est pas un enregistrement numérique, c'est sûr. La tonalité est riche, il y a juste ce qu'il faut de parasites... c'est forcément un vinyle. Il y aurait un magasin de disques dans les parages ? »

Le jeune homme s'arrête et regarde autour de lui, mais ne parvient pas à déterminer d'où vient la musique.

« Je ne vois rien... Impossible de dire d'où ça vient... d'ailleurs, je n'entends plus rien... J'ai rêvé ou quoi ?! » Alors qu'il commence à douter de ses propres sens, une volute de fumée de cigare passe soudain devant son nez.

« C'est quoi ça ?! » Le jeune homme se retourne vivement, mais il n'y a personne.

« Je commence à avoir l'impression que je ne devrais pas être ici... Ouais, je crois qu'il vaut mieux que je m'en aille. » Saluant d'un geste la ruelle déserte, le jeune homme se dépêche alors de rejoindre une rue plus animée.

Alors que tu commences à ressentir un mélange de crainte et de respect pour une force inconnue, l'image disparaît de ton esprit. »


Rendez-vous après midi[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Un homme arrive en courant sous un écran géant encastré sur la façade d'un haut bâtiment. Une certaine panique se lit sur son regard. Sans prêter attention aux publicités beuglées par les haut-parleurs au-dessus de lui, il essuie d'un geste la transpiration qui coule de son front tout en essayant de reprendre son souffle.

« Super. D'abord, je me réveille pas. Ensuite, je pars sans mon téléphone. Et bien sûr, j'ai oublié son numéro. Alors je peux pas l'appeler. J'ai peut-être encore le temps de rentrer chez moi ? Mouais, si je fais ça, je suis sûr d'être en retard.

D'ailleurs, il est quelle heure , Si je fais l'aller-retour en courant, ça peut peut-être le faire... Hmm ? Hé je reconnais cette chanson... et cette voix ! Ça veut dire qu'il est midi pile. Au moins, je suis pas en retard ! Mais... est-ce que c'était bien ici ? »

Assailli d'un doute, l'homme penche la tête d'un air pensif, puis lève les yeux vers l'écran au-dessus de lui et décide de rester là jusqu'à l'arrivée de la personne qu'il attend.

Alors qu'un sentiment d'incertitude commence à te ronger, l'image disparaît de ton esprit. »


Le protecteur[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Debout devant un campement militaire, serrant sur sa poitrine ce qui semble être le casque d'un soldat tombé au combat, une générale balaie des yeux le champ de bataille en contrebas. Ramenant son regard sur le casque entre ses mains, elle laisse échapper un profond soupir.

« Cela fait déjà une semaine que le général est tombé... il était le véritable socle sur lequel reposait toute l'armée. Parfois... et même souvent, il semblait se tourner involontairement en ridicule de par ses efforts exagérés pour paraître majestueux, mais je sais quelles étaient ses véritables intentions. Ceci est un champ de bataille. Un lieu où l'on prend des vies. Constamment éprouvés, les nerfs des soldats sont souvent à la limite de la rupture. Mais quand il faisait le clown devant eux, tous riaient avec lui et, le cœur allégé, ils trouvaient la volonté de poursuivre le combat. En se montrant faible, il leur donnait de la force.

Que va-t-il advenir d'eux maintenant qu'il est parti ? Ils jettent toutes leurs forces dans la bataille contre cet ennemi nouveau et inconnu, mais ils ne parviennent plus à cacher leur lassitude. Je ne peux pas le remplacer. Je ne peux pas apaiser leur cœurs. Je peux seulement leur donner de l'espoir en leur montrant ma propre force. Je ne dois jamais montrer de faiblesse. Je dois toujours aller de l'avant et, en son nom, je jure de faire usage de tout le pouvoir dont je dispose pour mettre fin à cette guerre ! Pour défendre le pays qu'il aimait ! »

La générale dépose délicatement le casque au pied d'un arbre proche, puis regagne le campement d'un pas décidé.

Alors que tu sens une ferveur redoublée remplacer petit à petit une profonde tristesse, l'image disparaît de ton esprit. »


La rivière de sable[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Au fond d'une vallée, une rivière de sable s'écoule avec vigueur. Debout sur la rive, deux femmes s'apprêtent à en effectuer la traversée. Elles s'élancent, sautant avec audace sur les débris d'antiques ruines qui dépassent çà et là du flot tumultueux. Soudain, l'une d'elles change de direction. Voyant cela, l'autre se retourne et lui crie :

« Princesse, ce chemin est dangereux ! » Mais l'avertissement arrive déjà trop tard. Le pilier sur lequel la princesse vient de sauter s'effondre aussitôt que son pied le touche, projetant la pauvre femme dans la rivière de sable. Malgré ses efforts pour se sortir du courant mortel, elle ne fait que s'enfoncer davantage.

« Jeanne ! » Alors que la princesse est sur le point de disparaître dans le sable, une puissante voix se fait entendre :

« FABOAN ZUMVI ! » La femme appelée Jeanne entame une danse rapide tout en récitant une incantation. Un glyphe magique apparaît alors sur le sol, cédant progressivement la place à un trou béant duquel bondit un crapaud géant. Sans attendre, le monstrueux batracien plonge sa langue dans la rivière de sable pour en extraire la princesse avant de la déposer avec délicatesse sur la terre ferme. Toussant avec violence et crachant du sable, la malheureuse lutte pour parvenir à nouveau à respirer.

« Mais qu'est-ce qui vous a pris ?! Vous avez failli être entraînée dans les tréfonds de la terre ! » Tout en la réprimandant, Jeanne rejoint rapidement la princesse mais celle-ci brandit soudainement une petite masse noire sous les yeux de celle qui l'a sauvée.
« Miaou ! »
« Hein ?! »
De surprise, Jeanne fait un bond en arrière. La princesse tient un chaton entre ses mains.

« Il a failli tomber dans le sable... »
Jeanne ne peut que soupirer.
« J'y crois pas... »

Comprenant que le félin a volé le cœur de la princesse, Jeanne se rend compte que rien de ce qu'elle dira ne changera quoi que ce soit au comportement de son élève. Haussant les épaules, elle finit par déclarer :
« L'entraînement est fini pour aujourd'hui. Rentrons. »

Alors que tu commences à sentir que Jeanne n'est pas non plus insensible au charme de l'innocente créature, l'image disparaît de ton esprit. »

Liens sacrés[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Au milieu d'une chambre luxueusement décorée, une femme, le poing serré sur la poitrine, est allongée sur un magnifique sofa. Les coups d'œil anxieux qu'elle ne cesse de jeter vers la porte d'entrée trahissent son agitation.

« Elle a un comportement si étrange depuis quelques temps... comme si elle cherchait à m'éviter. Et voilà que maintenant, elle est partie sans me dire où elle va et ne montre aucun signe de vouloir revenir un jour. Même si son rôle à toujours été de veiller à tous mes besoins, nous avons été élevées ensemble et avons grandi comme des sœurs. Je ne me suis jamais senti aussi loin d'elle, au propre comme au figuré. Est-ce qu'elle en aurait eu assez de moi ?

Est-ce parce que je peine à suivre l'entraînement ? Ou parce que je n'ai encore conclu de pacte avec aucun démon ? Je peux imaginer tant de raisons... Mais rester ici à cogiter ne m'apportera rien ! Elle m'a fait jurer de ne pas la suivre... mais je sais que je dois agir tout de suite si je ne veux pas le regretter. Je le sens. Je crains de ne pas pouvoir tenir ma promesse. Pardonne-moi, Jeanne. »

Sûre de sa décision, la femme se lève, le visage déterminé, et sort de la pièce à grandes enjambées.

Alors que ton rythme cardiaque commence à s'emballer sous l'impulsion d'une profonde volonté, l'image disparaît de ton esprit. »

La vallée du Croissant[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Un souffle chaud te frappe le visage tandis que l'image tremblante d'un groupe de personnes marchant dans e désert se dessine. À cause des longs voiles qu'ils portent pour se protéger du soleil implacable et de leur progression rapide, ils donnent l'impression de flotter au-dessus du sable.

« Cela devrait suffire... » Une femme s'éloigne du groupe et et se met à gravir une haute dune. Nullement gênée par l'équilibre précaire du sable, il ne lui faut que quelques bonds pour en atteindre le sommet. Reprenant son souffle, elle tire son voile en arrière et révèle une longue chevelure qui ondule dans le vent.

« Personne ne nous poursuit », souffle-t-elle en contemplant le vaste désert. Mas son visage ne montre aucun signe de soulagement.

« J'ai pu assurer la sécurité jusqu'ici, mais mes efforts suffiront-ils ? » Tandis que son regard plonge dans le ciel immense, les derniers mots du capitaine de la garde résonnent dans sa tête :

« Prends soin des autres. Le temps venu, nous nous reverrons. D'ici là, tu dois vivre, avec eux ! » Se rappelant la détermination dans la voix du capitaine et l'intensité de son regard, elle sait qu'un sentiment tacite lui interdit de désobéir à ses instructions. Se retournant, elle se laisse glisser jusqu'au pied de la dune où l'attend le reste du groupe.

« Une colonie est implantée non loin d'ici. Tâchons de la rejoindre. » Ses doutes balayés, elle reprend sa marche à travers le désert, l'avenir du groupe qui la suit entre ses mains.

Alors qu'une détermination inébranlable commence à s'enraciner en toi, l'image disparaît de ton esprit. »


La bénédiction du venin[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

À l'entrée d'un temple, une femme se bat avec courage pour contenir les vagues d'homonculus qui déferlent.

« C'est pas vrai... Il faut que je les arrête... Coûte que coûte ! » Malgré sa détermination à défendre le temple dans lequel ses compagnons se sont réfugiés, la supériorité numérique de l'assaillant est sur le point d'avoir raison de sa vaillance.

Alors que tout semble perdu et que la froide étreinte du désespoir commence à enserrer son cœur, un chant aussi beau qu'inquiétant s'échappe des profondeurs du temple. À ce son, la femme retrouve inexplicablement l'espoir et, sans savoir pourquoi, se met à courir vers sa source, comme si une voix intérieure lui soufflait que c'était là sa seule chance de salut.

Mais tandis qu'elle s'élance dans les étroits couloirs du bâtiment, son regain d'espoir est anéanti par une attaque lancée dans son dos qui la fauche et l'envoie rouler au sol. Se relevant tant bien que mal, elle parvient tout juste à se jeter dans une large salle, les homonculus sur les talons.

Tandis que la pièce s'assombrit imperceptiblement la femme remarque qu'une brume aux reflets rouges et noirs est en train d'apparaître au-dessus de ses poursuivants. En s'épaississant, la brume finit par former d'épais nuages desquels tombent tout à coup des trombes de poison. Trempés par ce déluge toxique, les homonculus agonisants se tordent de douleur quelques instants, puis s'immobilisent avant de se briser en myriades de morceaux.

Luttant pour ne pas défaillir, la femme se souvient alors alors du démon de l'Enfer grand amateur de chant qui habite le temple, et l'image d'une créature incongrûment belle se met à danser dans sa tête.

Alors qu'une prière de gratitude silencieuse commence à emplir ton cœur, l'image disparaît de ton esprit. »


Présence démoniaque[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Tu es en train de voler, non pas à bord d'un avion ou à califourchon sur un balai, mais sur le dos d'un oiseau monstrueux aux plumes chatoyantes. Fendant les cieux sur ton étrange destrier, tu remarques que des équipages similaires au tien volent en formation autour de toi.

« Nous sommes presque arrivés. Regardez, c'est là que nous allons nous poser ! Accrochez-vous ! »

La femme qui vole en tête, juchée sur le plus grand de tous les oiseaux, crie en direction des autres, faisant de grands gestes vers ce qui semble être leur destination en contrebas : une tour entourée de hautes falaises. Comme attirés par l'inquiétante aura qui émane du bâtiment, les créatures plongent subitement vers celui-ci, forçant leurs cavaliers à se cramponner de toutes leurs forces pour ne pas être éjectés.

Alors que les immenses oiseaux semblent sur le point de percuter le sommet de la tour à pleine vitesse, à la grande frayeur de leurs passagers, ils déploient subitement leurs ailes et se posent avec une délicatesse infinie. Bien qu'ils soient arrivés sains et saufs, les voyageurs montrent tous des visages qui trahissent un épuisement extrême, à l'exception d'une femme, imperturbable, qui se contente de donner un ordre bref.

« Il faut nous dépêcher. Nous avons encore une longue route qui nous attend. » Abattus par la fatigue du voyage, les autres, assis par terre, ne montrent aucun signe de vouloir se remettre en route.

Dans un soupir, la femme déclare alors simplement : « Si vous restez assis ici, les Malphas sauvages vont penser que le repas est servi. »

À ces mots, tous se lèvent comme un seul homme, et se résignent à continuer. Riant de bon cœur, la femme les regarde s'engager un à un dans les escaliers menant au pied de la tour avant de se joindre à eux.

Alors qu'un étrange mélange d'exaspération et de satisfaction commence à grandir en toi, l'image disparaît de ton esprit. »


Bannis par les vents[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

À l'intérieur d'un temple, un vent violent et ininterrompu siffle à tes oreilles. Tourbillonnant entre les piliers, surgissant à travers des trous apparus dans le sol, il semble souffler de toutes les directions à la fois. De surcroît, ce vent, censé être le gardien du temple, répand à présent des nuages d'éradication.

À cause de l'irruption de ces nuées délétères, ceux qui avaient trouvé refuge dans ce sanctuaire fuient en tous sens pour se mettre à l'abri. Au milieu de la confusion, une petite fille laisse soudain échapper sa peluche.

Dans les pieds de la foule en panique, l'animal se retrouve propulsé loin de sa jeune propriétaire, avant de disparaître dans un trou creusé par les vents déchaînés. La petite fille, poursuivant sa peluche et inconsciente du danger, plonge à son tour dans l'abîme.

« Noooooooon ! » N'ayant pas réussi à rattraper la fillette à temps, sa mère lance un cri déchirant... quand l'enfant et sa peluche semblent soudainement tomber au ralenti. Au même moment, en une fraction de seconde, une silhouette fuse à travers la foule, se saisit de l'enfant et de la peluche, saute en prenant appui sur les murs et les piliers du temple, et atterrit devant la mère médusée.

À nouveau en sécurité, serrant contre elle son animal en peluche, la petite fille semble à peine réaliser ce qui vient de se passer. « M... Merci... » Elle lève ensuite les yeux vers la femme à qui elle doit la vie.

« Inutile de me remercier. Contente-toi de prendre soin de ton ami, d'accord ? » La voix étranglée par l'émotion, l'enfant opine en silence.

« C'est bien. Maintenant, va retrouver ta mère. » Tandis que l'enfant se jette dans les bras de sa mère, la femme se tourne pour s'adresser à la foule.

« Écoutez-moi ! Je jure de tous vous sortir d'ici sains et saufs. Au péril de ma vie s'il le faut. Hâtez-vous à présent, il n'y a pas de temps à perdre ! » La voix étranglée par l'émotion, l'enfant opine en silence.

Grâce à ces paroles pleines d'espoir et de détermination, la panique de la foule se dissipe enfin et l'évacuation peut finalement se poursuivre dans le calme.

Tandis que la sensation douce et nostalgique d'être bercé dans les bras de sa mère commence à t'envahir, l'image disparaît de ton esprit. »

La justice impuissante[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Un homme déplie soigneusement un journal et commence à en parcourir les articles. À la vue d'un certain titre, il froisse avec colère le journal entre ses mains et le jette furieusement au sol.

« Ras-le-bol de les voir me filer entre les doigts ! C'est la combientième fois ?! Elles me font passer pour un imbécile avec leur stupide voltige ! Elles m'ont tellement énervé que je leur ai tiré dessus ! Moi qui déteste me servir de mon arme ! Et pas une seue de mes balles n'a fait mouche ! Moi, le meilleur tireur du département ! Et la façon qu'elles ont de se déplacer... et voilà que je disparais, et voilà que j'apparais... C'est à se demander si elles sont vraiment humaines !

Et c'était quoi ce monstre ? Il est sorti de nulle part ! Aaah... calme-toi, mon vieux... c'est pas deux monte-en-l'air qui vont te faire craquer après 20 ans de bouteille... Écoutez-moi bien, Papillons d'Ombre ! Toutes les deux ! Notre prochaine rencontre marquera la fin de votre liberté ! Et quand je vous aurai coincées, c'est mon visage qui fera la une des journaux de tout le pays ! »

L'homme ramasse alors le journal roulé en boule et le jette d'un geste sec dans une corbeille.

Alors qu'une détermination sans faille, ou peut-être des brûlures d'estomac, commence à enflammer ta poitrine, l'image disparaît de ton esprit. »


Fierté de cambrioleuse[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Deux ombres courent sur les toits d'une ville que la nuit recouvre de son manteau. Sur un signe de celle en tête, les deux silhouettes s'immobilisent et se dissimulent dans les ténèbres.

« Je suis le second Papillon d'Ombre, fille du premier Papillon d'Ombre, maîtresse-cambrioleuse. Ensemble, nous glissons sur le voile de la nuit et et reprenons les trésors de l'Umbra qui nous ont été dérobés. Toujours avec élégance, et toujours en silence. Cette nuit a été le témoin d'une nouvelle opération brillamment exécutée... mais quelque chose ne va pas. Des êtres d'une puissance incroyable sont apparus et ont commencé à détruire la ville. Pire encore, ils semblent convoiter notre butin.

Dès le début, j'ai senti quelque chose d'étrange avec notre objectif. En plus d'être un artéfact à nul autre pareil, il est soudainement apparu en même temps que ces intrus, comme s'il avait toujours été là... Est-ce une coïncidence ? Ou peut-être un piège tendu par la police pour nous attraper ?! Non, ils seraient bien incapable d'imaginer un plan aussi complexe. Et l'expression sur le visage de maman me fait penser que quelque chose de grave est en train de se produire.

Mais ce n'est pas le moment de me perdre dans mes pensées ici si je ne veux pas rester seule ici. Je suis le second Papillon d'Ombre, et j'obtiens toujours ce que je désire. »

La femme se hâte alors de rejoindre son mentor parti déjà un peu plus loin à travers la nuit.

Alors que la peur qu'on t'abandonne commence à s'insinuer en toi, l'image disparaît de ton esprit. »


Mission secrète[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Dans un immense hall d'une propreté clinique, un soldat marche lentement en jetant des coups d'œil anxieux autour de lui. Il s'arrête soudain et s'accroupit, la tête entre les mains.

« C'est une blague ! Un coup monté ! J'aurais dû me méfier quand ils m'ont dit que j'allais être promu. Qu'est-ce que j'espérais ? Ils avaient dit qu'ils m'amèneraient dans ma nouvelle base une fois la paperasse remplie. Ils auraient dû préciser que ce serait en me fourrant dans une bagnole avant de m'assommer ! Et voilà où je me retrouve ! C'est complètement mort, ici... y a pas un chat... ça serait un genre de base secrète ?

Faut vraiment que j'apprenne à pas tout gober. C'est vrai, pourquoi ils auraient promu un troufion sorti de nulle part ? Bon... Relax, Max... Ça sert à rien de chouiner. Ta promotion est réelle, et tu toucheras bien ton chèque. Le taf ici sera peut-être un peu bizarre, surtout que j'ai pas la moindre idée d'où on est, mais au moins la paye est bonne ! D'abord, faut que je trouve des infos. Pour commencer, je suis censé faire quoi, ici ?! Ils me l'ont même pas dit ! Et puis c'est quand même bizarre que j'aie encore croisé personne. Je suis quand même pas tout seul, si ?! »

S'étant lui-même donné une nouvelle mission, le soldat se relève, effectue quelques étirements, avant de poursuivre son exploration, plus déterminé que jamais.

Alors que l'étrange sensation d'une peur refoulée commence à sourdre au plus profond de toi, l'image disparaît de ton esprit. »


Conspiration[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Dans une petite pièce perdue au sein d'un gigantesque complexe froid et aseptisé, un soldat est assis, visiblement exténué, la tête posée sur le bureau devant lui.

« J'arrive pas à croire que ce soit vrai... je suis vraiment le seul humain de la base... Depuis mon arrivée, je fais que suivre les consignes et les ordres qu'on me balance par haut-parleur. Oh, rien de compliqué, juste patrouiller un peu partout. Mais comme y a déjà un système de sécurité aux petits oignons, je sers partout à vérifier qu'il est pas en rade ou qu'il se détraque pas.

C'est franchement la planque, ce boulot. C'est trop beau pour être vrai. Je peux pas croire que ces radins de gradés soient prêts à allonger l'argent pour ça. Doit y avoir autre chose. Je suis peut-être... un genre d'élu ? Ou au contraire... un type qui serait pas une grosse perte ? Stop. Arrête d'y penser ou tu vas virer dingo. Fais juste ta ronde comme on te le demande, et arrête de te prendre le chou... »

Secouant la tête pour en chasser ses idées noires, l'homme ramasse son arme et quitte la pièce.

Alors qu'une indicible peur qu'aucun mot ne peut dissiper commence à te glacer les entrailles, l'image disparaît de ton esprit. »


Le dernier ordre[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Vautré sur une chaise, les pieds sur son bureau, les bras derrière la tête et les yeux fermés, un soldat laisse échapper un profond soupir.

« Abandonner la base ? Et puis quoi encore... Y sortait d'où, cet ordre ? Ce que je pige toujours pas, c'est pourquoi j'ai toujours pas croisé le moindre pékin ni le moindre bidasse en deux mois. D'accord, l'endroit est top secret, mais ça reste une base militaire. C'est plutôt cinglé quand on y pense. Alors pourquoi cet ordre ? Sans raison ? À force, je me sens pépère, ici. J'ai pas envie de me barrer.

Mais y a quand même un truc qui me chiffonne. L'ordre est tombé juste quand les travaux ont commencé. Les tunnels vers le sous-sol, les volets de sécurité, ces putains d'armes de défense automatique... Et tout ça installé par des robots, pas le moindre ouvrier ! La clé du mystère doit être au sous-sol, c'est le seul endroit où j'ai pas accès. C'est ma derière chance ! Si j'arrive à descendre, je peux peut-être encore découvrir ce qui se... Hé, vous êtes qui, les gars ? »

Soudain, la pièce se remplit de fumée blanche tandis qu'un groupe d'homme fait irruption à l'intérieur et se met à tirer

Alors que tu sens ta conscience commencer à te quitter, l'image disparaît de ton esprit. »


L'étrange prospectus[]

« Ce prospectus coloré semble faire la promotion de quelque chose...

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Fragments de souvenirs[]

« Au moment du contact, les souvenirs de quelqu'un d'autre affluent dans ta tête et une série d'images défile devant tes yeux...

Une jeune femme marche de long en large dans une pièce. Son visage trahit une grande excitation. Après avoir pris une pose triomphale, elle finit par s'asseoir, le suffle rapide.

« J'ai réussi ! Fini, l'apprentissage ! Je suis une vraie sorcière de l'Umbra ! Je suis si fière de moi ! C'était la première fois que je voyais mère sourire autant ! Mais le mieux dans tout ça, c'est que j'en ai fini avec ces atroces entraînements ! Je pourrais pleurer de joie ! Ce qui me rappelle une chose que j'ai lue... Quand les émotions d'une personne atteignent une certaine intensité, il paraît qu'elles se mélangent aux souvenirs de cette personne et empreignent pour l'éternité les lieux où elles sont ressenties.

Si c'est la vérité, mon souvenir de cet instant va sans doute rester gravé ici. Oui ! Je suis dans un tel état que c'est même sûr et certain ! Mes chers petits souvenirs, j'aimerais tant que vous demeuriez ici à jamais ! Mais j'y pense... Seules les sorcières les plus puissantes peuvent voir ces fragments de souvenirs... Si mes future sœurs de l'Umbra me voient dans cet état, je vais passer pour une idiote ! Oh, et puis je m'en fiche ! Aujourd'hui est un jour spécial, alors j'ai le droit d'en profiter ! À partir de demain, on redevient sérieuse et on prouve qu'on est un véritable sorcière de l'Umbra ! »

La jeune femme, tout à son bonheur, passe une main dans ses cheveux, puis se précipite hors de la pièce.

Alors qu'une confiance absolue en l'avenir commence à réchauffer ton cœur, l'image disparaît de ton esprit. »


L'âme perdue[]

« Au moment du contact, une vision sournoise et funeste s'empare de ton esprit...

Tout n'est plus que ténèbres. De profondes et oppressantes ténèbres.

« Oooooù... est-eeeeelle...
Oooooù... eeeeest... la véritééééé... »

L'obscurité qui t'entoure est totale. Un noir absolu menace de t'engloutir. Ton instinct te hurle de retirer ta main de l'objet, ce que tu parviens à faire dans un ultime effort.

En un instant, les ténèbres disparaissent et ton esprit retrouve sa lucidité. »

Noms dans d'autres langues[]

Langue
Nom
Traduction
Drapeaujapon Japonais 手記
Shuki
Mémoires
Drapeaufrance Français Échos de souvenirs
-
DrapeauRU Anglais Echoes of Memory Échos de souvenirs
Drapeauallemagne Allemand Erinnerungsechos Échos de souvenirs
Drapeauitalie Italien Scampoli di memoria Bribes de souvenirs
Drapeauespagne Espagnol Ecos del recuerdo Échos de souvenirs
Drapeaurussie Russe Эхо воспоминаний
Ekho vaspominaniy
Échos de souvenirs
Drapeauchine Chinois
(simplifié)
笔记
Bǐjì
Mémoires
Drapeautaiwan Chinois
(traditionnel)
筆記
Bǐjì
Mémoires
Drapeaucoréesud Coréen 수기
Sugi
Mémoires
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